Bonjour Luke…
Pourquoi ce pseudo de “Luke Delite” ?

Bonjour Walter ! Mon « vrai » prénom est Luc. Pour le reste, j’ai choisi un mot évocateur de l’esprit épicurien du Disco : Delight (« délice »), qui exprime à merveille le point d’honneur que je mets à donner – et prendre – un plaisir gourmand à travers la musique Disco.

Quel parcours t’amène à devenir DJ & producteur ?

J’ai commencé à apprendre la musique il y a un peu plus de 30 ans, au conservatoire de Vichy. J’ai toujours su que je voulais être musicien. J’ai été tour-à-tour musicien de scène, compositeur, arrangeur, dans des styles très variés (variétés, rock, musique classique, jazz…).

J’ai commencé à apprendre la musique il y a un peu plus de 30 ans, au conservatoire de Vichy.

 Le « métier » de DJ est arrivé beaucoup plus tard, par une envie de se renouveler, et de faire vibrer les gens, mais cette fois-ci avec la musique d’autres artistes. C’est paradoxal pour un créateur, mais c’est une occasion exceptionnelle de découvrir une autre facette de moi-même, moins centrée autour de ma propre musique.

Comment as-tu évolué dans le milieu de la musique ?

Par la force des rencontres. J’ai eu la chance de croiser la route de grands acteurs du Disco moderne, comme Dave Lee, icône du genre, qui a cru en ma musique et a décidé de me donner un coup de pouce en remixant l’une de mes productions. Beaucoup de portes se sont ouvertes grâce à son aide.

Es-tu d’abord DJ ou producteur ?

Producteur ! Créer est un besoin vital pour moi. Et c’est un formidable outil de développement de soi. Pour créer le son « Luke Delite », je dois sans cesse me remettre en question, chercher de nouvelles techniques de création et d’enregistrement, trouver des instruments et équipements audio d’époque, et plonger plus profondément dans la recherche de ce qui fait l’esprit des années 70. C’est comme prendre une machine à voyager dans le temps. Nom de Zeus, Marty !

Si tu ne devais choisir qu’une seule des 2 casquettes, laquelle serait-ce ?

Cruel dilemme ! Je choisirais celle de producteur, mais sans le rapport direct au public en tant que DJ, je ne pourrais pas être complet…

Comment es-tu tombé dans le disco et la french house ?

Quand j’avais 8 ans, j’ai trouvé dans la discothèque de mes parents une compilation de Disco de 1980. J’ai littéralement flashé sur « Upside Down » de Diana Ross et « Fame » de Irene Cara, et cette musique m’a littéralement obsédé depuis. Je n’ai jamais trouvé de vaccin à ce virus… et tant mieux ! (rires).

On entend souvent dire que le Disco est un remède miracle pour combattre le stress. Conseillerais-tu à nos lecteurs/trices de l'intégrer dans leur routine quotidienne pour se détendre ?

Pour le stress, je ne sais pas, mais pour le moral, je ne connais pas meilleur remède. La prescription de Dr Delite : un Sylvester au réveil, deux Gladys Knight midi et soir, et 10ml de Donna Summer au coucher.

Niagara, Rose Laurens, Daniel Balavoine… Tu as remixé de nombreux de nombreux “tubes” des 80’s. Pourquoi ce(s) choix ? ou Comment choisis-tu les morceaux que tu remixes ?

J’ai eu le plaisir de rencontrer le collectif « La Belle Vie » qui m’a proposé de créer quelques remixes pour leur émission sur Radio FG. Ils m’ont soumis des titres de ces artistes, et j’ai simplement dit oui car je trouvais amusant de remixer des morceaux des années 80, en leur apportant des couleurs des années 70… La modernisation à l’envers !

Ton meilleur souvenir de mix ou de soirée ?

Mon premier set 100% Disco en discothèque à Paris. J’ai été émerveillé de pouvoir faire danser une foule sur cette musique que, quand j’étais adolescent, tout mon entourage trouvait ringarde. Une belle récompense pour avoir tenu le cap vers ma passion. J’en ai encore des frissons !

Ton actu ?

En ce moment, c’est studio ! Je prépare mes prochains morceaux (dont un en français !). Avec beaucoup de vrais instruments : des cordes, de la batterie, des guitares, et quelques voix absolument exceptionnelles. C’est beaucoup de travail, mais je veux apporter le plus de qualité possible et d’authenticité dans mes créations.

Quel est ton rapport, et/ou ta relation avec la Reine des villes d’eaux ?

Vichy, c’est ma ville de cœur. C’est là que j’ai mes premiers souvenirs. C’est là que j’ai commencé la musique, composé mes premiers morceaux, découvert le Disco. J’y reviens régulièrement avec toujours le même émerveillement, la même excitation d’enfant en repassant par tous ces lieux où je me suis construit en tant que personne et que musicien. Et dans un coin de tête, l’envie secrète d’y retourner vivre… peut-être.

Vichy, c’est ma ville de coeur. C’est là que j’ai mes premiers souvenirs. C’est là que j’ai commencé la musique, composé mes premiers morceaux, découvert le Disco.

Quel lieu emblématique sur Vichy choisirais-tu pour distiller quelques pépites disco-groove ?

Le sous-sol du 13 rue du Vernet, à Vichy. Ma maison d’enfance. C’est là que j’ai fait mon premier DJ set : ma boum d’anniversaire pour mes 12 ans (rires). Cette maison, c’est vraiment une partie de mon ADN. C’est aussi là que j’ai composé ma toute première création.

Tu es plutôt pastille ou Célestins (l’eau pétillante) ?

Pastille !

Prêt à venir te produire sur Vichy si l’occasion se présentait ?

J’ouvre l’agenda. On fixe une date ?

Le mot de la fin ?

Merci Walter, pour m’avoir permis de parler de ma passion dans le journal de ma ville que j’aime tant, et qui m’a tant donné. Ca représente beaucoup pour moi.

Par Walter FAURE 
Photo 
© Pierre LE MOELLIC

La playlistdu Réveillon par Luke Delite

1 – Luke Delite feat. Michelle Weeks – Give Me Your Love
2 – Leonid & Friends – Street Player (Dimitri From Paris Super Disco Blend – Parts I & II)
3 – Young Pulse – Free (Disco Tribute Mix)
4 – Nile Rodgers & CHIC – Le Freak
5 – Sylvester – You Make Me Feel (Mighty Real)
6 – Junior Jack – My Feeling (Daddy’S Prime Time Edit)
7 – Phats & Small – Turn Around (Radio Edit)
8 – Mekkah feat. Bryan Chambers – I Got You (Club Mix)
9 – Soulife – Stand Up (Ivan Jack Remix)
10 – Luke Delite – Boogie Delite
11 – Teddy Pendergrass – The More I Get, The More I Want (The Martinez Brothers Remix)
12 – Gala – Freed From Desire